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Collectif d'élus Doutant de la pertinence de l'aéroport deNotre-Dame-des-Landes
Comme vous le savez, le CéDpa vient de rendre publics les résultats de l'étude qu'il avait commandée à un bureau d'études économiques hollandais, spécialisé dans l'analyse des coûts/bénéfices des grands investissements.
Nous avons voulu nous situer sur le terrain des gens sérieux, vous savez ceux qui pensent l’avenir, ceux qui voient dans le développement infini des lendemains qui chantent, ceux qui nous traitent de doux rêveurs quand nous disons qu’il faut ménager le monde plutôt que l’aménager, qu’il faut préserver l’eau, l’air, le sol, pour mieux vivre et peut-être pour continuer à vivre tout court sur cette terre. Et sur ce seul point de vue économique, traduit en espèces sonnantes et trébuchantes, l’étude prouve que, contrairement à ce qui a été montré en 2006 pour justifier le projet, la construction d’un nouvel aéroport n’apportera pas un gain, mais bien un déficit compris entre 90 et 600 millions d’euros selon les scénarios.A l’inverse, réaménager enfin Nantes Atlantique, l’agrandir s’il le faut, le connecter aux transports collectifs se solderait par un gain pour la collectivité. Evidemment, avant même d’avoir regardé de près l’étude, certains porteurs du projet ont crié à la partialité : notre étude ne serait pas valide parce que nous l’avons payée pour démontrer notre thèse ! Tiens, tiens… Nous payons plus de 20 000 euros un cabinet spécialisé qui n’a aucun intérêt à se discréditer, et ce ne serait pas valable ! Mais souvenez-vous, quand le Conseil Général a réalisé en interne, dans ses services, une étude sur le réaménagement de Nantes Atlantique qui a conclu – comme c’est curieux – que c’était totalement déraisonnable, on nous a demandé d’y croire !
La réalité, c’est bien pourtant que ce que nous avions les uns et les autres souligné comme incohérences, risques, bizarreries dans le dossier, se trouve aujourd’hui effectivement analysé par des spécialistes. Et que les fondements même du dossier de Déclaration d’Utilité Publique sont ainsi ébranlés. C’est pourquoi nous demandons désormais l’abrogation de cette D.U.P. On va encore nous répondre que « c’est trop tard », mais nous ne céderons pas, parce que contrairement à ce que disent les pro-aéroports, de nombreuses étapes restent à franchir pour eux. Tout est encore possible !
Je sais que notre cause est juste, je sais que notre caravane va porter pendant une semaine, non seulement notre refus d’un nouvel aéroport, mais aussi l’exigence d’une nouvelle manière de penser l’avenir, d’imaginer notre territoire et de vivre mieux ; je sais que notre lutte n‘est pas seulement un enjeu local, mais qu’elle signe notre refus d’accepter le monde qu’on veut nous imposer « pour notre bien » probablement, mais contre nous. Je sais que notre lutte se renforcera à Paris d’autres combats parallèles et identiques dans leur finalité. Je sais que notre cause est juste, mais je ne suis pas sûre pour autant que nous soyons entendus. Nous vivons en effet une époque moderne comme le dit le chroniqueur, où l’on marche sur la tête tous les jours et dans tous les domaines : on a un aéroport plébiscité et récemment primé, qui n’a en rien freiné le dynamisme de l’agglomération, et on nous explique qu’il est nul et qu’il faut refaire le même 20 km au nord ! On dit qu’il n’y a plus un sou dans les caisses, mais l’on prête de l’argent public à Vinci, à qui on a déjà bradé les bijoux de famille qu’étaient les autoroutes, et on va l’autoriser pendant 55 ans à faire des profits avec un aéroport et des parkings ! On dit qu’on veut reconquérir la qualité des eaux, mais l’on s’apprête à massacrer les zones humides de ce secteur remarquable. On sait pourquoi il y a des algues vertes en Bretagne – et sur nos côtes – depuis cet été, mais on autorise une augmentation des rejets d’azote au milieu naturel. On dit qu’il faut réguler les marchés et on se satisfait de le dire sans rien leur imposer. On applaudit les élections libres en Tunisie, mais on trouve scandaleux de questionner le peuple Grec sur l’avenir qu’il veut se donner. Bref, on dit et on ne fait pas, ou pire on dit qu’il faudrait faire telle ou telle chose, et on fait le contraire.
Il ne suffit donc pas malheureusement d’avancer des arguments objectifs, des chiffres, d’avoir raison rationnellement, car en face on est dans la foi, dans la répétition martelée d’arguments d’autorité : « C’est trop tard, c’est parti, c’est pas nous » ou de formules incantatoires : le développement, l’emploi… Pour un peu, ne pas faire Notre Dame des Landes, ce serait comme faire imploser l’Europe, s’effondrer l’Euro, condamner nos enfants, vêtus de peaux de bête sans doute, à rester terrés dans leurs villages en s’éclairant à la bougie et en faisant du vélo ! Mais nous ne céderons ni à cette culpabilisation stupide, ni à la pensée unique. Je ne suis pas encore sûre que nous gagnerons, mais nous continuerons à déconstruire le discours des partisans de l’aéroport, nous venons de le faire avec le volet économique, nous le ferons sur le sujet de la sécurité, argument émotionnel que l’on nous sert désormais régulièrement. Nous le ferons enfin sur le sujet environnemental dont les porteurs de projet ont totalement sous estimé l’importance. Nous pourrons même leur fournir les arguments pour qu’ils renoncent sans perdre la face. Nous voulons même bien qu’ils aient l’impression de décider eux même d’arrêter.
Il y a un bout de chemin à faire avant Paris, où nous avons demandé à être reçus par la Ministre de l’Ecologie et par les présidents des groupes parlementaires. Il y a encore un bout de chemin avant de pouvoir dire qu’on a gagné. Il faut se mettre en route pour Paris, il faut continuer le combat !
Discours de Françoise VERCHERE,
au départ de la Tracto-vélo,
à Notre Dame des Landes, le 6 novembre 2011
Jean-Paul NAUD et Françoise VERCHERE, les deux co-présidents du CéDpa
Les 6 dernières nouvelles
Une motion votée au conseil municipal de Blain le 15 décembre 2011
- par Genev
le 20/12/2011 - 10:19
Préambule
A la demande du collectif d’élus opposés au projet de nouvel aéroport à Notre Dame des Landes, le cabinet d’études européen indépendant CE-Delft a passé au crible l’analyse économique globale de l’enquête d’utilité publique de 2006.
Une « Analyse globale coûts/bénéfices » ou SCBA est une analyse socio-économique qui chiffre autant que possible toutes les conséquences du projet et montre alors s’il procure une amélioration de la richesse pour la collectivité dans son ensemble.
Une SCBA diffère fondamentalement d’une analyse financière (pratiquée dans le monde des affaires) qui révèle les coûts et avantages pour l’entreprise.
Une SCBA, elle, estime l’intérêt public d’ensemble.
La SCBA faite par CE-DELFT relève des irrégularités, des omissions, des erreurs de calculs… Au final, réévalué sur des bases correctes, le projet représenterait un coût pour la collectivité qui pourrait se chiffrer à plus de 600 millions d’euros alors que le dossier d’enquête publique de 2006 montrait un bénéfice global de plusieurs centaines de millions d’euros.
Le cabinet a par ailleurs comparé les coûts/bénéficesdu maintien del’aéroport actuel en l’optimisantpar rapportàla construction d’un nouvel aéroport. Sa conclusion : le maintien de la plate-forme actuelle est clairement plus avantageux.
______________________
Destinataires de la motion :
Le Premier ministre, la Ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, le Ministre auprès de la ministre de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, chargé des Transports.
Texte de la motion :
Le 9 février 2008, le décret déclarant d’utilité publique les travaux nécessaires à la réalisation du projet d’aéroport pour le Grand Ouest à Notre Dame des Landes et de sa desserte routière fut signé par le Premier ministre, le ministre de l’écologie, du développement et de l’aménagement durable et le secrétaire d’état aux transports.
Ce décret s’appuyait sur une enquête d’utilité publique qui s’est déroulée fin 2006 et qui présentait une analyse économique globale coûts/bénéfices (SCBA).
Une étude récente, commandée à un cabinet d’études néerlandais, CE Delft,par le Comité des élus qui doutent de la pertinence du projet d’aéroport (le CéDpa), a révélé des erreurs, omissions et irrégularités dans cette SCBA de 2006.
Elle pointe notamment :
·L’absence d’une analyse des risques.
·L’absence de chiffrage d’un scénario alternatif (exigée par la loi LOTI du 30 décembre 1982), par exemple la modernisation et l’agrandissement de l’actuel aéroport Nantes Atlantique
·La non-prise en compte de certains coûts comme la construction du tram-train
·La non-prise en compte de l’amélioration prévue du TGV (construction du barreau sud)
·La non-prise en compte de l’hypothèse d’un prix du pétrole plus élevé (prix qui a déjà explosé par rapport aux prévisions)
·La non-prise en compte du coût de la gestion de l’eau, des coûts de compensation de la suppression ou de la dégradation des zones humides
·Une surévaluation des bénéfices escomptés du projet par une erreur importante de la valeur donnée au temps d’une part, par l’intégration à tort des revenus des taxes, d’autre part.
Cetteétude apporte des éléments nouveaux (non pris en compte dans la SCBA de 2006)sur la pertinence économique du projet. Elleconclut à un déficit global pour la collectivité.
Par ailleurs, le projet porté par Vinci présente de nombreuses différences avec le projet initial qui a obtenu la DUP.
Le conseil municipal de Blain, considérant
- La conclusion de cette étude qui souligne « un besoin très sérieux d’analyse complète des coûts et bénéfices de toutes les options concernant l’amélioration du trafic aérien pour la région nantaise » - Lecontexte économique mondial actuel et les mesures de rigueur budgétaireannoncées qui toucheront nos concitoyens dans des domaines essentiels tels que la santé, l’éducation et le social,
- Son soutien à une agriculture de proximité et son souci d’un développement durable du territoire,
◦Soutient le CéDpa dans sa demande d’abrogation de la DUP ◦Demande la prise en compte par l’Etat des résultats de l’étude de CE Delft, ◦Demande une étude complète, sérieuse et indépendante sur l’optimisation de l’actuel aéroport de Nantes Atlantique.
Cette motion a été votée le 15 décembre 2011avec 23 voix POUR, 5 contre (la minorité) et 1 abstention
A la demande du collectif d’élus opposés au projet de nouvel aéroport à Notre Dame des Landes, le cabinet d’études européen indépendant CE-Delft a passé au crible l’analyse économique globale de l’enquête d’utilité publique de 2006.
Une « Analyse globale coûts/bénéfices » ou SCBA est une analyse socio-économique qui chiffre autant que possible toutes les conséquences du projet et montre alors s’il procure une amélioration de la richesse pour la collectivité dans son ensemble.
Une SCBA diffère fondamentalement d’une analyse financière (pratiquée dans le monde des affaires) qui révèle les coûts et avantages pour l’entreprise.
Une SCBA, elle, estime l’intérêt public d’ensemble.
La SCBA faite par CE-DELFT relève des irrégularités, des omissions, des erreurs de calculs… Au final, réévalué sur des bases correctes, le projet représenterait un coût pour la collectivité qui pourrait se chiffrer à plus de 600 millions d’euros alors que le dossier d’enquête publique de 2006 montrait un bénéfice global de plusieurs centaines de millions d’euros.
Le cabinet a par ailleurs comparé les coûts/bénéficesdu maintien del’aéroport actuel en l’optimisantpar rapportàla construction d’un nouvel aéroport. Sa conclusion : le maintien de la plate-forme actuelle est clairement plus avantageux.
______________________
Destinataires de la motion :
Le Premier ministre, la Ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, le Ministre auprès de la ministre de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, chargé des Transports.
Texte de la motion :
Le 9 février 2008, le décret déclarant d’utilité publique les travaux nécessaires à la réalisation du projet d’aéroport pour le Grand Ouest à Notre Dame des Landes et de sa desserte routière fut signé par le Premier ministre, le ministre de l’écologie, du développement et de l’aménagement durable et le secrétaire d’état aux transports.
Ce décret s’appuyait sur une enquête d’utilité publique qui s’est déroulée fin 2006 et qui présentait une analyse économique globale coûts/bénéfices (SCBA).
Une étude récente, commandée à un cabinet d’études néerlandais, CE Delft,par le Comité des élus qui doutent de la pertinence du projet d’aéroport (le CéDpa), a révélé des erreurs, omissions et irrégularités dans cette SCBA de 2006.
Elle pointe notamment :
·L’absence d’une analyse des risques.
·L’absence de chiffrage d’un scénario alternatif (exigée par la loi LOTI du 30 décembre 1982), par exemple la modernisation et l’agrandissement de l’actuel aéroport Nantes Atlantique
·La non-prise en compte de certains coûts comme la construction du tram-train
·La non-prise en compte de l’amélioration prévue du TGV (construction du barreau sud)
·La non-prise en compte de l’hypothèse d’un prix du pétrole plus élevé (prix qui a déjà explosé par rapport aux prévisions)
·La non-prise en compte du coût de la gestion de l’eau, des coûts de compensation de la suppression ou de la dégradation des zones humides
·Une surévaluation des bénéfices escomptés du projet par une erreur importante de la valeur donnée au temps d’une part, par l’intégration à tort des revenus des taxes, d’autre part.
Cetteétude apporte des éléments nouveaux (non pris en compte dans la SCBA de 2006)sur la pertinence économique du projet. Elleconclut à un déficit global pour la collectivité.
Par ailleurs, le projet porté par Vinci présente de nombreuses différences avec le projet initial qui a obtenu la DUP.
Le conseil municipal de Blain, considérant
- La conclusion de cette étude qui souligne « un besoin très sérieux d’analyse complète des coûts et bénéfices de toutes les options concernant l’amélioration du trafic aérien pour la région nantaise » - Lecontexte économique mondial actuel et les mesures de rigueur budgétaireannoncées qui toucheront nos concitoyens dans des domaines essentiels tels que la santé, l’éducation et le social,
- Son soutien à une agriculture de proximité et son souci d’un développement durable du territoire,
◦Soutient le CéDpa dans sa demande d’abrogation de la DUP ◦Demande la prise en compte par l’Etat des résultats de l’étude de CE Delft, ◦Demande une étude complète, sérieuse et indépendante sur l’optimisation de l’actuel aéroport de Nantes Atlantique.
Cette motion a été votée le 15 décembre 2011avec 23 voix POUR, 5 contre (la minorité) et 1 abstention
l’étude économique indépendante a de quoi déranger
- par Genev
le 11/12/2011 - 20:27
Les résultats de l’étude économique réalisée par le cabinet néerlandais CE Delft dérangent et il y a de quoi. Ils montrent que l’étude initiale qui a participé à fonder la Déclaration d’Utilité Publique du projet a été pipeautée. C’est grave. Certains prétendent aujourd’hui que l’étude n’est ni sérieuse, ni indépendante. Cela leur permet d’éviter de répondre sur le fonds des critiques émises.
CE Delft qui a eu pour mission d’expertiser l’étude économique initiale, est spécialiste des analyses globales coûts/bénéfices imposées pour ce type de projet, il a rédigé le manuel néerlandais en la matière et conduit de nombreuses analyses de ce type. Ses experts ont vérifié si les règles en ce domaine avaient été ou non respectées dans l’étude économique initiale de 2006 réalisée pour l’Enquête publique sur le projet de nouvel aéroport à Notre Dame des Landes. Leur réponse : le travail a été fait globalement dans les règles, par des professionnels, mais certaines directives n’ont pas été respectées. Et systématiquement, ces non respects avaient pour conséquence soit une réduction des coûts estimés du projet, soit une augmentation de ses bénéfices… Hum.
Leur expertise a aussi consisté à vérifier les calculs, quand cela était possible. Ce faisant, ils ont trouvé une « erreur » assez énorme : la valeur donnée à une heure de temps de trajet retenue est cinq fois supérieure à la valeur habituelle. Et cette « erreur » a permis une large surestimation du bénéfice principal du projet, le gain en temps de trajet pour les passagers.
Certains peuvent dire qu’il s’agit de détails mais ils sont doublement déterminants : 1) les coûts et bénéfices ont pu être réévalués sur des bases correctes, et même en gardant des hypothèses optimistes d’évolution du trafic, le projet de Notre Dame des Landes représente non plus un gain, mais un coût pour la collectivité ; 2) que des professionnels aient commis ce genre d’erreurs, toutes orientées pour démontrer sur le papier l’intérêt économique du projet, pose de graves questions d’éthique et de démocratie.
Enfin, CE Delft ne s’est pas contenté de regarder à la loupe les différents paramètres de l’analyse initiale, il en a discuté un grand nombre d’hypothèses, avec une largeur de vue qui a semblé manquer aux artisans de l’étude initiale. L’aire de chalandise a été discutée avec notamment une remise en cause des 170 000 passagers annuels qui viendraient de Rennes (bientôt à 1h30 de Paris) et des 75 000 qui viendraient de Paris (!). Question accessibilité, il a été remarqué que les coûts du tram-train ne sont pas intégrés alors que ses bénéfices le sont… Question accessibilité bis, il a été souligné que l’aéroport actuel de Nantes est desservi par une voie ferrée qui le relierait facilement aux différentes villes de la région si on arrêtait de la réserver au seul trafic marchandises (moyennant des rénovations).
Mais, c’est moi qui l’ajoute, comme la rentabilité de la plate-forme repose sur ses 5700 places de parking (avec un record national du rapport nombre de places de parking/nombre de passagers…), on comprend que les gestionnaires ne soient guère intéressés.
Enfin, le nombre de passagers a certes augmenté à Nantes ces dernières années (moyenne annuelle de 6,8 % sur 2006-2010 et non pas un taux à deux chiffres comme un lecteur de Ouest France l’affirme), tout en conservant un nombre de mouvements stable (sauf cette dernière année). CE Delft ne le conteste absolument pas, il table sur une poursuite de cette croissance, mais moins forte que celle prévue par l’étude initiale, compte-tenu d’un certain nombre de paramètres qui n’avaient pas été pris en compte.
Les résultats de l’étude économique réalisée par le cabinet néerlandais CE Delft dérangent et il y a de quoi. Ils montrent que l’étude initiale qui a participé à fonder la Déclaration d’Utilité Publique du projet a été pipeautée. C’est grave. Certains prétendent aujourd’hui que l’étude n’est ni sérieuse, ni indépendante. Cela leur permet d’éviter de répondre sur le fonds des critiques émises.
CE Delft qui a eu pour mission d’expertiser l’étude économique initiale, est spécialiste des analyses globales coûts/bénéfices imposées pour ce type de projet, il a rédigé le manuel néerlandais en la matière et conduit de nombreuses analyses de ce type. Ses experts ont vérifié si les règles en ce domaine avaient été ou non respectées dans l’étude économique initiale de 2006 réalisée pour l’Enquête publique sur le projet de nouvel aéroport à Notre Dame des Landes. Leur réponse : le travail a été fait globalement dans les règles, par des professionnels, mais certaines directives n’ont pas été respectées. Et systématiquement, ces non respects avaient pour conséquence soit une réduction des coûts estimés du projet, soit une augmentation de ses bénéfices… Hum.
Leur expertise a aussi consisté à vérifier les calculs, quand cela était possible. Ce faisant, ils ont trouvé une « erreur » assez énorme : la valeur donnée à une heure de temps de trajet retenue est cinq fois supérieure à la valeur habituelle. Et cette « erreur » a permis une large surestimation du bénéfice principal du projet, le gain en temps de trajet pour les passagers.
Certains peuvent dire qu’il s’agit de détails mais ils sont doublement déterminants : 1) les coûts et bénéfices ont pu être réévalués sur des bases correctes, et même en gardant des hypothèses optimistes d’évolution du trafic, le projet de Notre Dame des Landes représente non plus un gain, mais un coût pour la collectivité ; 2) que des professionnels aient commis ce genre d’erreurs, toutes orientées pour démontrer sur le papier l’intérêt économique du projet, pose de graves questions d’éthique et de démocratie.
Enfin, CE Delft ne s’est pas contenté de regarder à la loupe les différents paramètres de l’analyse initiale, il en a discuté un grand nombre d’hypothèses, avec une largeur de vue qui a semblé manquer aux artisans de l’étude initiale. L’aire de chalandise a été discutée avec notamment une remise en cause des 170 000 passagers annuels qui viendraient de Rennes (bientôt à 1h30 de Paris) et des 75 000 qui viendraient de Paris (!). Question accessibilité, il a été remarqué que les coûts du tram-train ne sont pas intégrés alors que ses bénéfices le sont… Question accessibilité bis, il a été souligné que l’aéroport actuel de Nantes est desservi par une voie ferrée qui le relierait facilement aux différentes villes de la région si on arrêtait de la réserver au seul trafic marchandises (moyennant des rénovations).
Mais, c’est moi qui l’ajoute, comme la rentabilité de la plate-forme repose sur ses 5700 places de parking (avec un record national du rapport nombre de places de parking/nombre de passagers…), on comprend que les gestionnaires ne soient guère intéressés.
Enfin, le nombre de passagers a certes augmenté à Nantes ces dernières années (moyenne annuelle de 6,8 % sur 2006-2010 et non pas un taux à deux chiffres comme un lecteur de Ouest France l’affirme), tout en conservant un nombre de mouvements stable (sauf cette dernière année). CE Delft ne le conteste absolument pas, il table sur une poursuite de cette croissance, mais moins forte que celle prévue par l’étude initiale, compte-tenu d’un certain nombre de paramètres qui n’avaient pas été pris en compte.
Précision sur le coût du plan environnemental
- par Therese le 23/11/2011 - 23:52
A propos de l'étude économique commandée par le
CEDPA, je me permets d'attirer votre attention sur une
imprécision qui à mon sens nécessite d'être corrigée. En effet, page 27, dans
le § 2.14 "Plan environnemental", dans l'exemple du coût de
plantation d'un montant de 15 110 € , il convient de préciser que cela représente 3000 m linéaires de nouvelles haies et qu'il s'agit d'un coût minimum de la plantation : 5 € / mètre linéaire.
A propos de l'étude économique commandée par le
CEDPA, je me permets d'attirer votre attention sur une
imprécision qui à mon sens nécessite d'être corrigée. En effet, page 27, dans
le § 2.14 "Plan environnemental", dans l'exemple du coût de
plantation d'un montant de 15 110 € , il convient de préciser que cela représente 3000 m linéaires de nouvelles haies et qu'il s'agit d'un coût minimum de la plantation : 5 € / mètre linéaire.
Rendez-vous le 12 novembre à Paris !
- par Genev
le 07/11/2011 - 22:05
SAMEDI 12 NOVEMBRE 2011 : ENTRONS NOMBREUX Á PARIS AVEC LA CARAVANE DE LA TRACTO-VÉLO !
10H30
Porte d’Orléans :
point de jonction de la tracto-vélo avec les passagers des cars venant de
province et des personnes voulant accompagner l’entrée dans
Paris
11H :
départ de la caravane Tracto-Vélo élargie, au rythme des piétons, vers le Sénat ;
déambulation festive, animalière et agricolement colorée…
12H30 :
halte devant le Sénat :
intervention d’élu-e-s nationaux et européens
13H :
arrivée Place Honnorat (entre
Jardins Luxembourg et Jardins Observatoire)
– accueil
du collectif parisien co-organisateur - interventions de
la coordination des opposants et du collectif d’élu-e-s sur l’étude économique
indépendante réalisée
– pique-nique participatif
: rillettes, fromage, muscadet disponibles ; musique,
théâtre, chansons, expo photos,…
– interventions
de délégations d’organisations en lutte contre d’autres projets dans le
cadre de la convergence des luttes
- actions
de sensibilisation des paysans de Notre Dame des Landes pour la sauvegarde
des terres agricoles
16H
– fin de la manifestation
et retour des cars
Plus
de renseignements sur la tracto-vélo au 06 33 01 63 98
http://tractovelo-ndl-2011.blogspot.com
SAMEDI 12 NOVEMBRE 2011 : ENTRONS NOMBREUX Á PARIS AVEC LA CARAVANE DE LA TRACTO-VÉLO !
10H30
Porte d’Orléans :
point de jonction de la tracto-vélo avec les passagers des cars venant de
province et des personnes voulant accompagner l’entrée dans
Paris
11H :
départ de la caravane Tracto-Vélo élargie, au rythme des piétons, vers le Sénat ;
déambulation festive, animalière et agricolement colorée…
12H30 :
halte devant le Sénat :
intervention d’élu-e-s nationaux et européens
13H :
arrivée Place Honnorat (entre
Jardins Luxembourg et Jardins Observatoire)
– accueil
du collectif parisien co-organisateur - interventions de
la coordination des opposants et du collectif d’élu-e-s sur l’étude économique
indépendante réalisée
– pique-nique participatif
: rillettes, fromage, muscadet disponibles ; musique,
théâtre, chansons, expo photos,…
– interventions
de délégations d’organisations en lutte contre d’autres projets dans le
cadre de la convergence des luttes
- actions
de sensibilisation des paysans de Notre Dame des Landes pour la sauvegarde
des terres agricoles
16H
– fin de la manifestation
et retour des cars
Plus
de renseignements sur la tracto-vélo au 06 33 01 63 98
http://tractovelo-ndl-2011.blogspot.com
J'ai participé à un débat sur la pertinence du projet sur Télénantes
- par genev
le 04/11/2011 - 20:26
Suite à la publication des résultats de l'étude économique indépendante, télénantes a organisé le 4 novembre 2011 un débat sur la pertinence du projet NDL, plutôt d'un point de vue économique. Côté des pro : JF Gendron CCI et B Brunot (Vinci / AGO). Aucun élu favorable au projet n'a voulu venir.
Suite à la publication des résultats de l'étude économique indépendante, télénantes a organisé le 4 novembre 2011 un débat sur la pertinence du projet NDL, plutôt d'un point de vue économique. Côté des pro : JF Gendron CCI et B Brunot (Vinci / AGO). Aucun élu favorable au projet n'a voulu venir.
Question de François de Rugy au gouvernement sur la base de l'étude économique indépendante
- par genev
le 04/11/2011 - 20:21
Le 2 novembre 2011, dans le cadre du débat budgétaire à l'Assemblée Nationale, lors de l'examen des crédit du ministère des transports, François de Rugy est intervenu pour demander que les conclusions de la nouvelle étude d'impact sur NDDL soient prises en compte par l'Etat.
Vous trouverez ci-dessous le lien vers le site reprenant son intervention.
Le 2 novembre 2011, dans le cadre du débat budgétaire à l'Assemblée Nationale, lors de l'examen des crédit du ministère des transports, François de Rugy est intervenu pour demander que les conclusions de la nouvelle étude d'impact sur NDDL soient prises en compte par l'Etat.
Vous trouverez ci-dessous le lien vers le site reprenant son intervention.